L’interface personnalisée et l’interface contextualisée

Dans ce billet, une distinction intéressante entre une interface personnalisée (c’est l’usager qui décide de ce à quoi elle ressemble) et une interface contextualisée (l’usager reçoit l’info qui correspond à son profil).

Le second élément compare les mérites de l’humain dans la veille et ses limites dans un mode avec surabondance d’information et nécessité de sortir des vases clos des communautés.

j’ai défendu deux positions intéressantes suite aux apports des autres intervenants : de par mon expérience (je développe des intranets depuis 1996…), les intranets me semblent être de moins en moins personnalisés, et de plus en plus industrialisés… Mais le DSI de la DGSEA présent exprimait le contraire. Or après éclaircissement, il est clair pour moi que la réalité exprimée ne relevait pas de la personnalisation, mais de la contextualisation de l’intranet.  En effet il n’est pas question de personnaliser des interfaces ou des flux d’information pour des individus, mais de mettre des individus dans des contextes où l’information qui leur arrive est pertinente eu égard à leurs attentes. L’enjeu n’est donc pas de rendre l’intranet personnalisable, ce qui crée de la complexité là où il faudrait être à la recherche de simplicité d’usage, mais de permettre à un individu, ou plutôt un groupe d’individus en fonction de leur appartenance à des entités communes ou des rôles communs, d’avoir accès de manière contextuelle aux informations adéquates

suite à la question de l’animateur concernant l’usage de NetVibes-like dans les entreprises, et la possibilité d’automatiser les filtrages d’information pertinentes, j’ai émis l’hypothèse qu’il était effectivement très important d’avoir de telles technologies pour lutter contre l’infobésité. Il a été répondu par le patron de Jalios, à juste titre, que rien ne remplaçait la recommandation humaine pour détecter l’information pertinente. Mais les retours d’expériences que nous avons connu auprès d’utilisateurs avancés  tout au long de ces dernières années montrent au contraire la limite de la recommandation humaine à moyen et long terme. Car autant il est facile lorsque la masse d’informations est faible de tisser des liens manuels entre les individus, autant il est dangereux de laisser cet état de fait s’installer lorsque la masse d’informations devient  importante, car elle enferme les gens dans des relations de proximité et empêche le brassage des idées et la découverte informationnelle par sérendipité nécessaire à l’innovation. Ma conclusion est que la première étape est bien la recommandation humaine, mais que la seconde étape est forcément l’automatisation complémentaires des processus de recommandation afin de faire circuler l’information dans l’entreprise, d’autant plus s’il s’agit d’organisations à grand volume de personnel.

via Retours du salon Solutions Intranet et Travail Collaboratif | Kimind Consulting.

A propos docnews

Documentaliste, chef de projet, manager de l'information, curieux d'informatique documentaire
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