New Roles for New Times: Digital Curation for Preservation

L’association des bibliothèques de recherche américaines (ARL) a initié une série de rapports sur les nouveaux rôles des bibliothèques dans le futur. Il s’agit d’envisager les bibliothèques de recherche dans un horizon à 9-10 ans.

Le premier rapport s’intéresse aux enjeux de la „digital curation“ et du travail en partenariat, cite des exemples de métiers émergents et fait des recommandations. Un séminaire web destiné à reprendre les grandes lignes du rapport et à les faire commenter par des spécialistes a eu lieu le 7 avril dernier.

Ceci est un résumé de ce séminaire.

Le constat de départ est un changement de réalité, face à une production pléthorique de d’objets d’information numériques de formes les plus variées. Cette situation ne concerne pas uniquement les bibliothèques, mais elles doivent avoir leur rôle à jouer, à condition de se positionner dès maintenant.

Ce qu’on appelle la „digital curation“ recouvre le cycle de vie de l’information, c’est-à-dire la création et la production de ces objets, et, pour les bibliothèques, cela pourraient être des services de e-édition, de création multimédia, des services de dépôt légal en collaboration avec des spécialistes de la propriété intellectuelle. C’est aussi la préservation et la diffusion. A ce titre, les bibliothèques doivent proposer des modèles viables de préservation à long terme des objets d’information numériques, donner accès aux données pour les chercheurs et y associer une série de services qui les aideront à les gérer

Le travail en partenariat est l’essence même des bibliothèques de demain. La première condition, est évidement d’augmenter ses compétences, notamment en fusionnant, au sein des bibliothèques, les activités liées au numérique et celles liées au papier. Il y a encore trop de bibliothèques qui ont une cellule dédiée au numérique, séparée du reste de l’équipe.

Le partenariat doit être vu aussi bien localement que globalement. Le niveau local, il y a les „bibliothécaires intégrés“ (embedded librarian) comme les „college librarians“ ou „data curation specialist“ situés hors les murs mais qui jouent le rôle d’ambassadeurs des bibliothèques et permettent de faire évoluer le regard des usagers et des partenaires (services informatiques, service de valorisation, etc.) sur leur rôle et leur expertise.

S’intégrer au processus lié au cycle de vie de l’information signifie travailler auprès des usagers et être au plus près de leurs attentes, de connaître leurs habitudes, leurs priorités.

Le partenariat à l’extérieur dépasse la notion classique de réseau ou de consortium. Il s’agit de réunir toutes les parties prenantes (détenteur/producteur de contenu, développeurs, ingénieurs réseau, etc.) à un projet et de travailler ensemble.

Un exemple du „Data curation center“ de l’université de Californie. Suite à obligation faite par la National Science Foundation d’associer un projet de partage de données de la recherche à toute demande de financement, un groupe de travail a réuni, en janvier 2011, les parties prenantes à travers le pays et au-delà (8 institutions, dont une au Royaume-Uni). Ce groupe s’est donné pour mission la réalisation d’un outil de planification du management des données à destination des chercheurs voulant un moyen de proposer un plan de partage des données mais qui n’ont pas les moyens de les gérer eux-mêmes.

Pour démarrer un partenariat il faut se poser les bonnes questions : qu’est-ce qui nous manque? Que peut-on apporter? Quelles sont les forces et faiblesses des partenaires et les siennes propres? Pour quel bénéfice? Comment développer la confiance entre les partenaires.

Les coopérations peuvent couvrir tout le spectre d’activités d’une bibliothèques : les infrastructures (faire fonctionner un réseau, des serveurs, des sauvegardes, des restaurations…). A ce niveau, il y a une question aussi de gouvernance et de ressources humaines, pour regrouper les bonnes compétences. Le contenu (développer, maintenir des applications, développer des interfaces). Les services (accompagner, former)

Pourquoi y-a-t-il urgence? Parce que le contenu numérique est là et qu’il faut s’en occuper maintenant, pas demain. Mais les acteurs potentiels sont nombreux, c’est aux bibliothèques de montrer qu’elles ont leur rôle à jouer.

Pour entendre le webinar:

http://www.youtube.com/watch?v=mrys17cfg-c

Pour télécharger le rapport:

Association of Research Libraries :: New Roles for New Times: Digital Curation for Preservation, Published by ARL.

(résumé réalisé grâce à l’outil de mindmapping Freeplane, sur les judicieux conseils de Xavier Delengaigne)

A propos docnews

Documentaliste, chef de projet, manager de l'information, curieux d'informatique documentaire
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